Rheigau Echo du 28 mars 2019

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Traduction Jacques Gouin


Rheigau Echo du 07 mars 2019

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traduction dr Jacques Gouin
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Le loup est-il là ?

 

cf. légende de la photo : Un panneau d'information à proximité de la Chapelle de la Croix a éveillé l'attention

 

Lorch. (av) - « Dans ce secteur aussi les loups sont à la recherche de proies. Tenez les chiens fermement en laisse. Surveillez les enfants. Les chasseurs autorisés ». C'est le panneau que Ralf Kaltenbach a pris en photo dans le secteur de Ranselberg non loin de la Chapelle de la Croix. Dans de nombreuses régions d'Allemagne les loups errent dans les forêts ; on les a déjà vus aussi en Hesse, déclare l'Association de protection de la nature de la Hesse (NABU Hessen). Des loups en bonne santé qui ne sont pas provoqués et qui sont nourris ne sont pas en règle générale dangereux pour l'homme.

On n'a pas été en mesure jusqu'à présent de savoir si un loup avait pénétré jusque dans la vallée de la Wisper, au moment où le panneau a été posé ; des échantillons de crottes ont été prélevés et examinés. Cet écriteau dans le secteur de la chapelle en question a été posé par des chasseurs possédant un permis de chasse. Après consultation par le maire du responsable des chasseurs du secteur de Ranselberg, Rainer Staubach, celui-ci a déclaré que son collègue, de même que son garde-chasse, du haut de son affût perché, avaient pu localiser plusieurs fois en tout et pour tout un seul individu. En revanche le Service des Eaux-et-Forêts de Wiesbaden rapporte de façon formelle que selon lui aucune localisation de loup dans le Rheingau n'a été portée à sa connaissance. Le Service des Eaux-et-forêts de Wiesbaden emploie deux lieutenants de louveterie. Le chargé de protection de la nature du service de Wiesbaden considère que l'apparition de loups dans le Rheingau un jour ou l'autre n'est qu'une question de temps. Il y aurait déjà plusieurs hordes dans d'autres régions. 60 à 70 hordes (en moyenne 3 à 11 individus par horde) sont attestées dans l'ensemble de l'Allemagne. Les autorités régionales de protection de la nature et le ministère hessois de l'environnement ont fait clairement savoir qu'il n'est pas permis de poser soi-même des panneaux d'avertissement et ils ont qualifié le cas de Lorch d'incitation à la panique non justifiée. Il n'y a aucune raison  et aucune obligation d'apposer un panneau de ce type. L'administration compétente en Hesse pour la gestion du loup a souligné qu'il n'existe aucun élément factuel de l'apparition d'un loup dans la vallée de la Wisper. Les services de la ville ont donc procédé à l'enlèvement du dit panneau près de la Chapelle de la Croix.

Traduction Jacques Gouin


Elections municipales à Lorch

 

Jürgen Helbing est candidat à la mairie

 

L'assemblée des membres de la CDU * s'est prononcée à l'unanimité en faveur de la réélection

 

Lorch. (av) – L'assemblée des membres de la CDU de Lorch a confirmé à l'unanimité Jürgen Helbing comme candidat à l'élection de la fonction de maire le 26 mai prochain. Faisaient partie des invités le député au Bundestag et président du parti pour le district Klaus-Peter Willsch, ainsi que les représentantes de l' Union des Femmes Simone Wagner de Rüdesheim et Diana Leupoldt. Helbing avait déjà été proposé en août 2018 pour une nomination désormais confirmée.

 

 

 

*  CDU (Christlich-Demokratische Union Deutschlands) : le parti chrétien-démocrate de la chancelière Angela Merkel (au pouvoir depuis 2005) qui vient de passer la main à la tête de son parti . Historiquement le parti de Konrad Adenauer, chancelier de 1949 à 1963 ayant signé avec Charles de Gaulle le traité de l' Elysée le 22 janvier 1963

 

 

 

Traduction Jacques Gouin


 

Ivo Reßler candidat à l'élection de maire

 

Il pose la question d'un poste de maire bénévole / le SPD * sans candidat

 

Lorch. (av) – En la personne du lorchois Ivo Reßler il y maintenant pour l'élection du maire le 26 mai prochain un candidat en plus du maire en titre Jürgen Helbing. Reßler n'était pas jusqu'ici engagé de  façon active en politique, toutefois membre de la CDU locale et membre par intermittence de la communauté urbaine, il veut quitter le parti et se présenter sans étiquette à l'élection. Tout comme Hansjörg Bathke à Rüdesheim.

 

 

 

 

Ivo Reßler est âgé de 55 ans, est informaticien dans le secteur bancaire et s'occupe de nouveaux programmes et systèmes.

 

 

  • SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands) : le parti social-démocrate de Willy Brandt (chancelier de 1969 à 1974), Helmut Schmidt (1974-1982) et Gerhard Schröder (1988-2005) entre autres. A souvent formé avec la CDU ce qu'on appelle « la grande coalition »)

 


Traduction Jacques Gouin


Par Jurgen Helbing, Bourgmestre  de Lorch



Rheingau Echo 22 mars 2018

Traduction de l'article du Rheingau Echo n° 12 – 22 mars 2018, p. 30 (Jacques Gouin)

 

 

Découvrir les beautés de la vallée de la Wisper

 

Présentation d'un livre sur la vallée sauvage de la Wisper

 

 

Lorch. (cp) – Les auteurs Siegbert Seitz et Werner Wolf ont invité le public à une présentation de leur livre à la Hichenhaus.

 

En saluant les auteurs, le maire Jürgen Helbing a abordé les réalités de Lorch qui doit toujours se battre après le départ des militaires de la Bundeswehr en misant maintenant de façon accrue sur une forme de tourisme durable. Et le nombre de nuitées consécutives en nette augmentation est là pour attester des efforts fournis en la matière. Pour cette raison il est aussi très réjouissant de pouvoir profiter du projet « leader » de l'UE.

 

Robert Carrera qui pilote ce projet et a déjà réalisé les premières randonnées a indiqué que celui-ci avait été une requête de la commune de Heidenrod *porteuse du projet pour cinq communes. « En ce moment nous sommes dans la phase pratique de réalisation et nous présenterons en mai à Dickschied * le projet « sentier de la vallée de la Wisper ». A cette occasion toutes les communes participantes seront là et se présenteront. Deux groupes de randonneurs partiront de points différents et se rejoindront ensuite à Dickschied.

 

14 chemins de randonnées en boucle et un chemin de 208 km au total constitueront l'ensemble du projet dont la première phase sera inaugurée en mai. « Si tout se passe comme prévu, notre souhait  serait que tout le réseau et le marquage soient terminés fin septembre », a précisé Robert Carrera.

 

On confiera alors le tout à des parrains (environ six personnes manquent encore à l'appel). Pour chacun des chemins de randonnées il y aura une carte, une fiche et un site Internet.

 

Siegbert Seitz et Werner Wolf se connaissent depuis des décennies. Wolf vient de Wiesbaden et connaît la vallée de la Wisper pour la pratiquer pendant ses loisirs. Tous les deux ont voulu faire de ce livre une œuvre exigeante. En effet les urbains veulent aujourd'hui se mettre au vert et vivre intensément la nature, ils ne désirent pas seulement marcher. Là-dessus les deux auteurs sont d'accord. Pour écrire ce livre, ils se sont entretenus avec différents experts et ils les font parler dans leur ouvrage. Il en résulte une base beaucoup plus large « que si nous avions couché sur le papier nos propres impressions « , disent-ils.

 

Au fil des 200 pages le lecteur apprend beaucoup de choses sur la vallée de la Wisper. On se promène ainsi avec le maire de Lorch dans la région ou bien avec le conducteur de marches Robert Carrera sur de nouveaux chemins. Le garde-forestier Harald Löschner nous parle de la forêt, des animaux sauvages et de la protection de la nature, tandis que dans le chapitre de Jörg Schneider on en apprend beaucoup sur le retour des saumons dans la rivière Wisper. Le livre comprend aussi des pages service pour toute la région et revient sur la gastronomie et autres possibilités de découvertes et expériences à vivre.

 

C'est déjà la deuxième édition de l'ouvrage paru chez « Frankfurter Societäts Verlag » - la première édition a été épuisée en deux semaines – et on peut l'obtenir à l'Office de Tourisme de Lorch. Pour les marcheurs intéressés c'est une contribution précieuse en route vers la vallée sauvage de la Wisper.

* Heidenrod et Dickschied sont deux communes situées à env. 25-30 km au NE de Lorch (NdT)

 

 


Rheingau Echo 8 février 2018

Traduction Jacques Gouin


Rheingau Echo 1 février 2018


Un nouveau départ pour Hilchenhaus

Traduction de Jacques Gouin


3 articles de l'hebdomadaire « Rheingau Echo » parus à Lorch et dans sa région :

 successivement, n° 29 et 30, des 21 et 28 juillet 2016, pages 37, 39 et 27

n° 29 p. 37

Fête solennelle à l'Hôtel de ville (Bürgerhaus)

Les 40 ans d'amitié entre Lorch, St Benoit et Ligugé

Légendes des photos de la page :

en haut : les orateurs et invités d'honneur de la fête solennelle à l'Hôtel de ville de Lorch en bas à g. : les invités conviés à la Bürgerhaus

en bas à d. : l'interprétation des hymnes nationaux par Carlos Noguera

Lorch. (cp) – Le jumelage entre Lorch, St Benoit et Ligugé existe depuis 40 ans, raison suffisante pour fêter l'événement comme il se doit. Les amis sancto-bénédictins et ligugéens de Lorch étaient venus en grand nombre à l'occasion. L'association d 'amitié franco-allemande de Lorch avait concocté un programme de 4 jours pour ses invités hébergés chez les familles d'accueil. Visites du parlement de Hesse, du parc de la Hesse, et bien sûr celle de la Hilchenfest de Lorch étaient au programme. De nombreux hôtes avaient répondu à l'invitation de la Bürgerhaus à participer au jubilé. A la surprise du public présent, Jürgen Helbing a prononcé l'éloge en français. Joëlle Pelletier, maire de Ligugé, indiqua ne pouvoir faire son discours en allemand cette fois-ci mais promit de le faire lors du prochain jubilé. Joël Blaud, représentant du maire de St Benoit devant être présent un peu plus tard, s'est également exprimé. Marie-Claire Moreau, présidente du Comité de jumelage côté français, a salué les participants et passé la parole à Jean-Marie Guérin, cofondateur et longtemps président du jumelage. Pour les Allemands c'est Matthias Zell, président, qui s'est adressé aux invités. C'est seulement 13 ans après la signature significative du traité de l'Elysée entre Konrad Adenauer et Charles de Gaulle que la compréhension entre les peuples (« Völkerverständigung ») s'est développée entre les trois communes. Fidèle à la citation gaullienne « Mon coeur déborde et mon âme est reconnaissante », ainsi débuta la relation d'amitié entre les trois cités. Ceux qui tinrent la plume et signèrent le registre à l'époque, Wolfgang Muno, l'ancien maire de Lorch, et Jean-Marie Guérin, alors président du jumelage côté français, étaient tous les deux dans la salle.

Les communes ont démontré que l'idée même de compréhension entre les peuples pouvait mener à une amitié durable dont tous les partenaires peuvent profiter.

Dès la deuxième génération l'échange des cultures est marqué par la réciprocité des visites et la diversité des contacts. Ainsi, l'an prochain, c'est Lorch qui se rendra en France. Malgré la distance considérable, cela ressemble à une visite de voisinage, familière, où l'occasion est donnée d'entreprendre bien des choses en commun.

Les deux pays se sont rapprochés grâce aux activités des deux associations de jumelage. Depuis la création dans les années 70 beaucoup de choses ont bougé. On se souvient très bien de l'illumination en bleu, blanc, rouge de l'église paroissiale Saint-Martin de Lorch après les terribles attentats de novembre 2015 à Paris.

D'autres personnalités ont adressé leur salut : Günter Retzmann, représentant le Land, Thomas Krist pour le Conseil municipal de Lorch, ainsi que Clara et Sandrine, reine et princesse du vin.

L'apport artistique de Carlos Noguera, Lorchois de 11 ans, s'est révélé digne de la cérémonie, lui qui pratique la musique depuis l'âge de 5 ans ; il a enthousiasmé le public par son interprétation des hymnes français, allemand et européen. Adam Hecht et son répertoire de chanson française a conclu la partie officielle de la célébration. Dans la foulée tous se sont retrouvés pour un moment convivial : évocation de l'échange au cours des décennies écoulées et perspectives d'avenir quant aux rencontres franco-allemandes entre Lorch, St Benoit et Ligugé.

 

N° 29 p. 39

La Hilchenfest 2016 

Trois jours de musique, autour du vin et dans la bonne humeur

Légende des photos de la page :

en haut : En compagnie des majestés du vin on a aussi fêté les 40 ans de l'amitié franco-allemande

en bas à g. : les différents groupes musicaux ont créé l'ambiance, comme ici « A case 4 two & friends »

en bas à d. : La Kolping-Kapelle de Lorch se devait d'être présente pendant les trois jours de fête et a accompagné la traditionnelle rencontre apéritive le dimanche matin

Lorch. (sw) – De vendredi à dimanche inclus les Lorchois ont célébré leur traditionnelle « Hilchenfest ». Le vendredi, à 19h, Karl Augustin et Clara, princesse du vin, Lisa et Sandrine, ses dauphines, ont inauguré la fête, avant d'enchaîné dans la bonne humeur la soirée avec le groupe de danse « da Capo ». A grands renforts de danse, de vin et de bonne musique les visiteurs ont fait la fête toute la soirée.

Le samedi avait lieu le clou des trois jours de fête. A 16h les stands ont ouvert officiellement. Cette année l'organisation avait pensé aux enfants . Un manège était présent ainsi qu'un petit stand de friandises. Les adultes pouvaient aussi profiter d'une offre importante, en plus des différents groupes. Les places assises sur la terrasse de la Hilchenhaus jusqu'à l'ensemble de la cour intérieure du domaine Graf von Kanitz, les stands de dégustation de vin et différentes restaurations ambulantes ont été appréciés.

Le samedi précisément les Lorchois se sont réjouis de la présence de nombreux visiteurs extérieurs.

Etaient présents : les majestés du vin du Rheingau, la ministre en charge des questions européennes Lucia Puttrich, le député Klaus-Peter Willsch, la députée au Landtag (parlement régional, NdT) Petra Müller-Klepper, les maires des communes jumelées de St Benoit et Ligugé.

Presque 80 personnes des cités susnommées avaient fait le déplacement à l'occasion du 40ème anniversaire de l'amitié franco-allemande et ont activement participé aux festivités. Lucia Puttrich, en charge du parrainage de l'amitié entre les villes, a tenu à cette occasion une brève allocution. Hélas son propos n'a pas été des plus réjouissant puisqu'à Lorch aussi le drapeau français était en berne suite à l'attentat de Nice le 14 juillet. Néanmoins on a essayé de se divertir et de fêter en commun dans l'amitié grâce à l'atmosphère de la Hilchenfest. A partir de 20h c'est le groupe« Funky friends » qui conviait à la danse , a créé l'ambiance et amené la décontraction jusqu'en fin de soirée.

Le dimanche la fête a commencé à 11h30 par le traditionnel apéritif animé par la Kolping-Kapelle de Lorch.

La musique a continué ensuite avec la formation « A case 4 two & friends », blues et swing, ambiance détendue et bonne humeur garanties chez les visiteurs.

La conclusion de la soirée et de la Hilchenfest furent assurées par le « Herr Karl Band » du Rheingau. L'édition 2016 s'est ainsi terminée comme elle avait commencé, en musique.

Toutefois, un soupçon d'amertume s'est fait jour à la fin lorsqu'on a appris que la ville organisait cette fête cette année pour la dernière fois. Le Conseil municipal a en effet décidé que la commune ne devait plus être organisatrice. Se pose maintenant la question du devenir de cette manifestation.

Le maire Jürgen Helbing espère le plus de voix possible en faveur du maintien. « Lorch sans sa Hilchenfest est pour moi impensable », a t-il dit. Il exprime l'espoir d'une solution viable dans les mois qui viennent. Il ne veut en aucun cas autoriser son annulation. En souhaitant que les visiteurs puissent se réjouir à la pensée d'une édition 2017.

 

N° 30 p. 27

Pour le jubilé du jumelage au parlement régional 

La relation Lorch, St Benoit, Ligugé dans le champ de vision de la politique du Land

Légendes des photos de la page :

en haut : le groupe des visiteurs français et allemands sur le perron du château du parlement régional de Hesse

en bas : La députée Petra Müller-Klepper, le maire de Ligugé, Joëlle Pelletier et son collègue de Lorch, Jürgen Helbing

Lorch. (av) – Le jumelage franco-allemand entre les trois villes, qui remonte à 40 ans, a été célébré par un programme de jubilé divers et varié (cf. notre article par ailleurs). Dans le cadre de leurprogramme de plusieurs jours les invités français et leurs amis lorchois ont fait étape au Parlement de Hesse à l'invitation de la députée du Rheingau et présidente de la commission des affaires européennes, Petra Müller-Klepper.

Cette dernière a salué et accueilli d'un verre de pétillant l'importante délégation – à sa tête le maire de Ligugé, Joëlle Pelletier, le premier édile de Lorch, Jürgen Helbing, et Georg Breitwieser, de l'association d'amitié germano-française de Lorch.

Lors d'une table ronde a été présentée la méthode de travail du parlement régional et discutée l'évolution des relations franco-allemandes à partir de l'exemple concret des trois communes sœurs que sont Lorch, St Benoit et Ligugé en Poitou-Charentes. Petra Müller-Klepper a indiqué que cette relation sera transférée au niveau régional à Wiesbaden en raison de de la réforme territoriale entrée en vigueur en France au 1er janvier 2016.

« Le Poitou-Charentes forme désormais avec le Limousin et l'Aquitaine une grande région. Le but du gouvernement régional et de la commission en charge des questions européennes à Wiesbaden est d'élargir à la grande région le partenariat qui existe depuis plus de 20 ans avec l'Aquitaine . »

Pourraient en résulter des impulsions complémentaires pour les partenariats existants des villes de Hesse avec les communes du Poitou-Charentes et du Limousin.

Dans le Rheingau cela concerne outre les relations Lorch, St Benoit, Ligugé également Geisenheim et Chauvigny.

Après cet échange de points de vue cordial et vivant les invités français et allemands ont eu droit à une visite guidée des salles historiques du château de la ville de Wiesbaden et des bâtiments contemporains du Landtag.

 


Rheingau Echo Donnerstag, 28.07.2016    

Akademische Feier im Bürgerhaus
40 Jahre Städtefreundschaft Lorch – St. Benoit – Ligugé

Die Festredner und Ehrengäste der akademischen Feier im Lorcher Bürgerhaus.

Lorch. (cp) – Seit mittlerweile 40 Jahren besteht die Jumelage (Städtepartnerschaft) zwischen Lorch und den französischen Städten St. Benoit und Ligugé. Das war Grund genug das Ereignis gebührend zu feiern. Aus beiden französischen Städten waren viele Lorcher Freunde angereist, um den Anlass zu feiern. Vier Tage Programm hatte sich der Verein der Deutsch-Französischen-Freundschaft Lorch für seine Gäste ausgedacht, die bei Ihren Gastfamilien untergebracht waren.

Besuche des Hessischen Landtags, dem Hessenpark und natürlich dem Lorcher Hilchenfest standen auf dem Programm. Viele Gäste waren der Einladung ins Bürgerhaus gefolgt, um das Jubiläum zu begehen. Die Laudatio hielt der Bürgermeister von Lorch, Jürgen Helbing, der sich dafür etwas ganz Besonderes ausgedacht hatte und seine Rede auf Französisch hielt und damit die Anwesenden überraschte. Daneben sprachen die Bürgermeisterin von Ligugé Joelle Pelletier, die – so sagte sie – diesmal ihre Rede nicht auf Deutsch halten konnte. Sie versprach aber, dies bei der nächsten 40-jährigen Feier nachzuholen. Als Vertreter des Bürgermeisters von St. Benoit, der noch später zum Treffen anreisen wollte, sprach Joel Blaud. Marie-Claire Moreau, die Vorsitzende der Städtefreundschaft auf französischer Seite begrüßte die Anwesenden und übergab das Wort an den langjährigen Vorsitzenden und Mitbegründer der Partnerschaft, Jean-Marie Guerin. Von deutscher Seite sprach der Vorsitzende der Städtefreundschaft, Matthias Zell zu den Gästen. Nur 13 Jahre nach der bedeutsamen Unterzeichnung des Élysée-Vertrags zwischen Konrad Adenauer und Charles de Gaulle nahm die Völkerverständigung ihren Lauf. Getreu dem Motto von de Gaulles: „Übervoll ist mein Herz und dankbar mein Gemüt“, begann die Städtefreundschaft zwischen Lorch, St. Benoit und Ligugé. Federführend dafür waren unter anderem der frühere Lorcher Bürgermeister Wolfgang Muno, sowie Jean-Marie Guerin, der ehemalige Vorsitzende der Jumelage. Beide waren im Saal anwesend. Die Städte haben bewiesen, dass Völkerverständigung zu einer dauerhaften Freundschaft führen kann, von der alle Partner profitieren können. Schon in der zweiten Generation wird der Austausch der Kulturen durch gegenseitige Besuche und Kontakte auf vielfältige Art geprägt. So folgt nach dem diesjährigen Besuch im nächsten Jahr die Fahrt von Lorch in die Partnerstädte. Trotz der großen Entfernung ist der Besuch, fast wie ein Besuch in der Nachbarschaft, wo alle miteinander vertraut sind und vieles gemeinsam unternommen wird. Durch die Aktivitäten beider Verschwisterungsvereine wurden beide Länder näher zusammengebracht. Seit der Gründung vor 40 Jahren wurde viel bewegt. In sehr guter Erinnerung geblieben ist die Illumination der Lorcher Pfarrkirche St. Martin nach den perfiden Anschlägen von Paris, in den Farben der französischen Trikolore. Weitere Grußworte sprachen Günter Retzmann, in Vertretung für den Landrat und der Stadtverordnetenvorsteher von Lorch, Thomas Krist, ebenso die Lorcher Weinkönigin Clara mit ihrer Prinzessin Sandrine. Einen würdigen Rahmen bekam die Feier durch die Musikalischen Beiträge des elfjährigen Lorcher Carlos Noguera, der seit sechs Jahren Musik macht. Er begeisterte das Publikum unter anderem mit der französischen, der deutschen und der europäischen Nationalhymne. Adam Hecht mit einem französischen Chanson beendete den offiziellen Teil der Feier. Anschließend trafen sich alle zu einem gemütlichen Beisammensein, bei dem der Austausch der letzten 40 Jahre Revue passieren gelassen wurde und natürlich auch Ausblick auf die nächsten Jahre und die Besuche der deutsch-französischen Städtefreundschaft Lorch, St. Benoit, Ligugé genommen wurde.


 Ambiance mongole à Lorch

 

Airag, vielle à tête de cheval et images impressionnantes

 

Lorch. (sw) – Ces quinze derniers jours une yourte mongole a créé une ambiance particulière sur les bords du Rhin à Lorch. Du 25 juin au 3 juillet le programme prévu autour de la tente circulaire de nomades de Mongolie a permis aux visiteurs de découvrir à domicile ce pays exotique.

La manifestation était organisée par l'association culturelle locale de Lorch, en liaison avec l'association culturelle germano-mongole de Bärstadt.

Le contact a été établi par Georg Breitwieser qui oeuvre dans les deux organisations et a donc été à l'initiative de cet événement. Lui-même s'est rendu il y a quelques années en Mongolie. Il dit : « En tant qu'association culturelle nous remplissons notre mission qui est de faire connaître des cultures et civilisations étrangères ».

Sous la yourte mongole les personnes intéressées ont pu ainsi s'informer sur le mode de vie des nomades mongols et leur habitat.

Hélas, le mauvais temps a entraîné une fréquentation beaucoup moins importante qu'espéré. Ce sont cependant des petits groupes de personnes ou de gens seuls qui se sont succédés pour s'informer.

Les groupes d'enfants de l'association AWO venus en visite la semaine dernière ont montré un intérêt particulier pour la yourte. Les enfants avaient déjà entendu parler de Genghis Khan, le plus célèbre des Mongols, mais ils connaissaient peu de choses de la vie de ses compatriotes.

Les membres de l'association leur ont donc raconté en des termes adaptés à leur âge le mode de vie familiale, la nourriture, la façon de dormir, les fêtes. « Dans une même yourte on naît et on meurt, elle est au coeur de la vie de la famille », leur a expliqué G. Breitwieser. Les enfants en ont aussi appris beaucoup sur les superstitions des Mongols et leur vie avec les animaux.

En raison d'une prévente de billets trop peu fournie le concert prévu a dû être annulé.

Lorsque vendredi dernier les visiteurs se sont présentés à la salle pour le diaporama, ils ont été accueillis non seulement par le traditionnel « airag » (lait de jument fermenté, NdT). Georg

Breitwieser et Werner Kleefeld leur avaient réservé de plus une surprise : le programme modifié offrait un moment musical accompagnant le diaporama.

Birgit Reibel et Enkhtuya, de l'association germano-mongole, racontèrent à la mode traditionnelle l'histoire de Manduchai, princesse guerrière mongole.

Le récit, les chants et les sons d'instruments traditionnels tels que la vielle à tête de cheval et la cithare mongole se sont unis pour faire partager aux spectateurs une expérience unique.

Les deux diaporamas ont aussi suscité un grand intérêt dans le public.

Elke Seidel a magistralement exposé dans l'une des deux présentations la vie des nomades dans les vastes plaines de Mongolie.

Heike Jung-Wellek a ensuite présenté au public des photos des son voyage en Mongolie avec son époux. Des instantanés impressionnants en passant par des images de paysages naturels fascinants, tous les éléments susceptibles d'accroître l'intérêt du public pour ce pays étaient ainsi réunis.

Traduction Jacques Gouin


Rheingau Echo – n° 26 du 30 juin 2016, article p. 31

 La garderie scolaire de l'AWO embellit le passage sous la voie de chemin de fer

 Le projet artistique « Passage de Lorch » piloté par Georg Breitwieser

 Un soleil radieux attendait les enfants, leurs parents et les invités pour la présentation du projet artistique « L'individu – partie d'un tout » . Le passage sous la voie de chemin de fer à proximité de la Hilchenhaus n'était pas juqu'à présent un régal pour l'oeil, les habitants en étaient bien conscients.

Pour cette raison la ville a pris contact avec Georg Breitwieser pour lui demander « si cet endroit ne pourrait pas attirer l'attention d'une façon ou d'une autre », dixit Georg Breitwieser en présentant la création sur place.

A Lorch l'association AWO (Aide sociale aux travailleurs), (NdT), s'occupe de l'encadrement scolaire ; sa directrice, Beata Kurek, a été emballée par cette idée et a recruté des enfants pour cette création. Ce sont au final 14 enfants de 6 à 10 ans qui se sont retrouvés trois lundis et un samedi pour concrétiser le projet. Hélas le temps n'a pas toujours été clément pour leurs travaux – les fortes pluies tombées récemment nécessiteront des retouches prochainement.

 Le projet a été finalisé samedi dernier lors d'un petit-déjeuner à l'invitation de l'AWO. Les jeunes artistes ont été soutenus par deux autres enfants invités et plusieurs adultes. Lors de la présentation Georg Breitwieser est revenu sur l'élaboration du projet. Les enfants ont été « embauchés » et encouragés en fonction de leur âge et selon leurs aptitudes. Chacun d'entre eux devait réaliser la partie basse de la fresque sur le thème animaux et paysages, alors que les adultes embellissaient les parties hautes. Les enfants ont donné libre cours à leur créativité, il n'y a pas eu d'intervention extérieure. « Quand les enfants pensaient qu'un poisson doit être de toutes les couleurs, il en a été ainsi », précise Georg Breitwieser. Les enfants se prêtent assistance mutuellement pour fabriquer l'oeuvre commune.

 Discuter dans la joie et la bonne humeur d'un projet, y travailler de façon continue avec les enfants et le mener à son terme , tel était le but du travail. Pour ce faire, ce qui importe, c'est la réception extérieure, car les enfants sont demandeurs et ont besoin d'un retour positif. De tels projets y contribuent.

Celui-ci, mené par l'école d'arts plastiques de l'AWO, est dorénavant visible à Lorch.

Le maire a salué l'assistance et s'est dit fier des enfants qui ont embelli Lorch. Cela fait longtemps que la commune a tenté d'aménager ce passage pour lui donner une plus belle apparence. C'est désormais chose faite. On a demandé au début à Jürgen Helbing ce qui devait advenir du mur bleu.

Quand quelqu'un demande aujourd'hui la direction de la Hilchenhaus, il peut maintenant répondre : « près du mur peint du passage sous la voie de chemin de fer » .

 Pour conclure, Georg Breitwieser a remercié les enfants de leur superbe travail en leur remettant un diplôme et s'est dit enthousiasmé par leur engagement. Ils ont fait bon usage des peintures acryliques résistantes à l'eau utilisées et ont ainsi créé une nouvelle créativité pour la commune.

Il s'est aussi réjoui du soutien apporté et émis l'espoir de l'émergence de nouveaux projets pour  Lorch.

Traduction Jacques Gouin


La pluie a frappé aussi à Lorch!

Traduit par Jacques Gouin


      Traduit par Jacques Gouin


Un point d'histoire concernant notre ville jumelle :

Pour les germanistes, l'article du Rheingau Echo du 24 mars 2016, avec les illustrations,

Pour les autres, lire la traduction (envoyée par Gerda Schwenzer)

 

RHEINGAU ECHO n° 12 du 24 mars 2016, p. 30

 

« L'île des morts » aux km 538 à 540 sur le Rhin

 

Un lieu envisagé dans le passé comme « monument national en l'honneur de nos morts au combat » et sujet à débat

 

 Lorch. (av) – Entre Lorch et Niederheimbach s'étire au milieu du Rhin, aux km 538 à 540, « lîle aux morts ». C'est ici, non loin du monument Niederwald, près de Rüdesheim, que devait être érigé en 1926 le « monument national (Reichsehrenmal) en l'honneur de nos morts ». On s'était mis en quête d'un monument approprié pour honorer les morts de la Première guerre mondiale en un lieu central. Plusieurs sites avaient été proposés à travers toute l'Allemagne. Lorch et ses îles paraissaient tout indiquées aux yeux de l'architecte de Düsseldorf Karl Wach (1878-1952) qui avait déjà participé à de nombreux concours , par exemple à celui de l'extension du Reichstag de Berlin.

 

La petite île est située en amont de la grande et est reliée à celle-ci par une digue en pierre. Sur celle-là l'architecte avait pensé à un monument du souvenir à la forme d'une cour d'honneur. Dans son projet une surface de plan rectangulaire est enserrée de hautes parois puissamment animées par des alignements de colonnes. Le côté étroit au nord devait contenir l'arche élevée servant d'entrée, tandis qu'au sud, côté ouvert, serait placé, nettement visible pour les personnes naviguant sur le Rhin, un sarcophage. Sur la digue de liaison seraient disposées des stèles en l'honneur des différents régiments et formations. On y aurait aussi inscrit les noms des morts au champ d'honneur. Sur la plus grande île (« Großer Werth ») devait surgir un stade.

 

« Le monument national ne doit pas en tout cas ressembler à l'un de ces mémoriaux édifiés en hauteur et évocateurs de victoire ; c'est un lieu de recueillement et peu d'endroits à proximité d'une île du Rhin remplissent ces conditions. Il y a également peu d'endroits susceptibles de supporter la contrainte de la régulation des eaux du fleuve avec une construction à l'abri des inondations ».

 

Tels étaient les propos de l'architecte Wach quant à son projet. Ses recherches et analyses exhaustives l'avaient conduit à passer au crible chaque île du Rhin, comme l'attestent les documents de la collection de contributions historiques de Hans-Ludwig Zell.

 

Dès 1924 des voix se font entendre dans tout le pays en faveur de la création d'un mémorial national des soldats tombés pendant la Première guerre mondiale. D'autres lieux avaient été pressentis, tels que Dolmar, près de Meiningen, les montagnes de Hörsel, plus ou moins mythiques, près de Eisenach, le Bois de Bad Berka ou encore le Inselsberg en Forêt de Thuringe. La décision fut prise à Weimar le 10 juillet 1926. Le comité recommanda au gouvernement de choisir entre Bad Berka et l'île rhénane devant Lorch.

 

Leo Sternberg (1876-1937), écrivain et poète allemand, également juriste à Rüdesheim, écrit : « La fréquentation durable du monument commémoratif sera assurée non par sa position la plus centrale mais grâce au site le plus visité. » C'est pourquoi Sternberg considère un lieu de mémoire situé par exemple en Forêt de Thuringe comme inapproprié. Le lieu de repos le plus symbolique pour ceux qui sont tombés doit être étroitement lié à la « germanité » et à l'histoire allemande. Ces deux concepts sont ancrés dans l'histoire du Rhin, « depuis les périples guerriers des Nibelungen, en passant par les élections des empereurs au Moyen-Âge et les chants de liberté tonitruants de 1813, jusqu'à la « Sehnsucht » propre au Rhin ( en allemand : le sentiment profond d'aspiration à quelque chose, de désir mêlé à la nostalgie – ndt) qui ont forgé le sentiment national du peuple allemand.

 

C'est aussi la grande beauté du paysage rhénan autour de Lorch qui parle d'elle-même, selon Sternberg. Et le professeur Max Troitzsch ajoute dans son ouvrage « Le monument aux morts du Reich » à propos du paysage lorchois : « De Niederheimbach, du clocher de Lorch, partout la même image d'une profonde paix de la nature, des amples paysages et du calme enchanteur des îles sur le fleuve. Seuls les bateaux et les trains mettent l'image en mouvement. »

 

« Tout Allemand laissant agir sur lui l'art et la manière avec lesquels l'architecte Karl Wach veut mettre à exécution sa pensée sera conquis par le projet. C'est une île des morts touchant au sublime au milieu du fleuve » ; ainsi s'exprime le quotidien « Westdeutsche » de Düsseldorf le 15 avril 1926. Et la « Volkszeitung » de Cologne de même, le 18 avril 1926 : « … Une île du Rhin doit être aménagée en île des morts, empreinte de solennité et de sacré ; sous les cimes agitées des arbres et dans le Bois voué aux victimes nos pas doivent nous conduire avec ferveur et respect aux halles supérieures qui rempliront nos cœurs de tristesse et de reconnaissance, de vénération et de fierté. »

 

Et en complément du débat autour du monument en l'honneur des combattants, les Nouvelles de Francfort écrivent le 14 avril 1926 :« Nulle part au monde on ne pouvait créer une atmosphère plus irrésistiblement impressionnante que sur l'île aux morts devant Lorch. Avec la publication des plans de Wach prend forme à bon droit l'exigence de faire émerger du fleuve d'entre les fleuves le monument aux morts du Reich ».

 

Toutefois plusieurs années passèrent jusqu'à remise à l'ordre du jour du projet, accompagné de résistances et d'intrigues. Le gouvernement arrivé au pouvoir le 30 janvier 1933 avait des projets bien différents. Hitler ne voulait pas dépenser d'argent pour un tel monument et décréta la forteresse de Tannenberg en Prusse orientale monument commémoratif en 1934 après la mort du président Hindenburg.

 

Ainsi l'avenir de l'île aux morts tant courtisée prit- il une tout autre tournure. A l'intérieur du « Grand Werth de Lorch », comme on la nomme aujourd'hui (la grande île - ndt), il y avait dans les décennies passées une vigne, une station de pompage d'eau potable et à l'occasion un terrain de football.

 

                                                                           ♦♦♦

 

 cf ; légendes des photos accompagnant l'article :

 

  • en haut : Projet de l'architecte le professeur Karl Wach : « monument du Reich en l'honneur de nos morts sur les îles du Rhin devant Lorch ».

  • à droite : Projet de l'architecte … : « Vue sur la cour d'honneur avec sarcophage ».

  • en bas : « L'île de Lorch était pressentie comme l'un des lieux possibles pour le « monument du Reich en l'honneur de nos morts ».

 


 Le « berlinois », un beignet de carnaval et une longue histoire

 La boulangerie lorchoise Frank Laquai en produit quotidiennement pour la 5ème saison des milliers en dix variations

 Lorch - « Fassnacht » ou « Fassenacht » (carnaval), c'est la pleine saison des « berlinois ». Depuis des générations la maison Laquai, boulangerie lorchoise de tradition, en produit des quantités gigantesques en cette période de l'année dite des « fous ». Loin de se contenter des classiques, fourrés à la confiture de framboise ou de groseille, elle teste sans arrêt de nouvelles créations.

 A l'heure actuelle la boulangerie familiale fondée en 1875 offre 10 sortes différentes de berlinois. Il y a même un berlinois spécial enfants.

 Frank Laquai nous dévoile volontiers comment reconnaître un berlinois de qualité de l'extérieur.

 Différents ingrédients doivent être réunis pour fabriquer un berlinois goûteux et digeste.

 Premièrement un long pétrissage de la pâte est la condition nécessaire à la réussite du parfait beignet. La précipitation ne permet pas d'atteindre le but recherché, car la deuxième condition nécessite aussi du temps. La pâte doit en effet lever en toute tranquillité à l'issue du pétrissage.

 « Ce sont le temps convenable de pétrissage et de repos, de même que la température de la pâte à la levure et au beurre qui font la différence. De plus, il faut beaucoup d'œuf dans la pâte car, en fin de cuisson, c'est le blanc d'œuf qui « ferme » le  berlinois quand il entre en contact avec la matière grasse chaude. Ainsi le beignet n'absorbe presque pas de graisse », nous explique Frank Laquai.

 Dans le produit fini on reconnaît alors le vrai berlinois au premier coup d'œil à ce qu'on appelle le « col ». C'est en fait l'anneau blanc qui court exactement au milieu. Plus le col est large, plus le gâteau est digeste. Pourquoi ? Quand la pâte est vraiment souple, elle ne plonge pas au fond dans l'huile bouillante, elle absorbe ainsi moins de graisse et le col est plus large.

Des berlinois et dix sortes de garnitures

Frank Laquai prend plaisir à créer sans cesse. C'est pour cette raison qu'existent maintenant chez lui 10 variétés de berlinois.

S'ajoutent ainsi aux classiques nature ou fourrés à la framboise ou à la groseille le berlinois (spécialité préférée des fous et des bouffons) fourré à la liqueur aux œufs, au nougat, à la crème de café ou à la vanille, ou encore à la prune. Le dernier-né pour les enfants est en plus garni de perles multicolores.

L'histoire du berlinois

 C'est un pâtissier berlinois qui a créé en 1756 ce délicieux beignet en remerciement à Frédéric II (dit «Le Grand »). Et ce n'est pas par hasard qu'il a l'aspect d'un boulet de canon. Le pâtissier en question inapte au service des armes eut toutefois l'autorisation de servir dans la cuisine de campagne du grand chef des armées.

La maison mère de la boulangerie familiale Laquai fondée en 1875  se trouve à Lorch en Rheingau. Y sont employées 25 personnes , femmes et hommes, qui s'en tiennent au label de qualité de l'entreprise artisanale. Autant que faire se peut, ce sont des produits locaux qui servent à la fabrication des pains, gâteaux et autres viennoiseries .

La boulangerie Laquai possède actuellement 12 filiales ou points de vente dans le Rheingau et le long du Rhin moyen.

Traduction : Jacques Gouin


Traduction : Jacques Gouin


Magistrat der Stadt Lorch, Markt 5,

65391 Lorch (Rhein)

Bürgermeister Jürgen Helbing

 

 

 Weltweite Solidarität mit Paris

 Leuchtende Sehenswürdigkeiten und Gebäude in den Farben der französischen Nationalflagge, Hashtags rund um den Globus und Schweigeminuten dokumentieren sichtbar die weltweite Solidarität mit Paris, nachdem am 13.11.2015 Terroristen die zivilisierte westliche Welt angegriffen haben, erklärt der Lorcher Bürgermeister Jürgen Helbing (CDU) in einer Presseinformation.

Die Stadt Lorch am Rhein zeigt, dass sie nach den Attentaten an der Seite von Paris steht. Wir denken auch an unsere französischen Freunde unserer Partnerstädte St. Benoît und Ligugé und bekunden mit Ihnen die Trauer um die getöteten Menschen.

Die Lorcher Pfarrkirche St. Martin wird in den Farben der Trikolore  in Licht gesetzt, nachdem Pfarrer Perabo als derzeitiger Pfarrverwalter und der Vorsitzende des Pfarrgemeinderates Dr. Kiefer ihr Einverständnis erklärt haben. „St. Martin wird zum Symbol der weltweiten Solidarität. Ich bedanke mich bei den Kirchenverantwortlichen für die Zustimmung“, so Bürgermeister Jürgen Helbing

Die Umsetzung wird von der Fa. Ateon (Helmut Lehwalder) nach einer Idee des Lorcher Neubürgers Guido Georg und dem Lorcher Fotografen Ralf Kaltenbach durchgeführt.

 

St. Martin wird in den Farben der Trikolore bis Freitag, den 20.11.2016 illuminiert.


Solidarité mondiale avec Paris

Monuments et édifices illuminés aux couleurs du drapeau français, hashtags sur la terre entière et minutes de silence témoignent de façon visible de la solidarité avec Paris après l'attentat terroriste du 13/11/2015 perpétré contre le monde occidental civilisé : c'est ce qu'exprime dans un communiqué de presse Jürgen Helbing, maire (CDU) de Lorch.

La ville de Lorch montre qu'après les attentats elle est au côté de Paris. Nous pensons aussi à nos amis français de nos villes partenaires St Benoit et Ligugé et portons avec eux le deuil des victimes.

L'église paroissiale Saint-Martin de Lorch est mise en lumière aux couleurs du drapeau français après accord donné par le pasteur Perabo et le dr. Kiefer, Président de la Communauté paroissiale. "Saint-Martin devient le symbole de la solidarité universelle. Je remercie les responsables ecclésiastiques pour leur accord." C'est ce qu'a déclaré Jürgen Helbing.

La mise en lumière est l'oeuvre de l'entreprise Ateon (Helmut Lehwalder) d'après une idée du nouvel habitant de Lorch Guido Georg et du photographe de Lorch Ralf Kaltenbach.

 

Saint-Martin sera aux couleurs du drapeau tricolore jusqu'au vendredi 20 novembre 2016.


Brèves extraites du Rheingau-Echo n° 44 du 29 octobre 2015 , p . 32

Traduction : Jacques Gouin

Notre homologue de Lorch, le « Verein für Deutsch-Französische Freundschaft » invite à une dégustation de vin  festive « Vins du Rhône », le vendredi 6 novembre à 19h, dans le « Burgkeller » (cave du château) de Lorch.

La présentation des vins sera assurée par Pascal Bérard, un Français de souche qui tient depuis 1997 à Mayence une vinothèque, « Die Rebe » (Le Vignoble). Ses dégustations de crus sélectionnés, ses informations sur les domaines, leur implantation, les requis pour la culture de la vigne – le tout relevé d'un fort accent français – sont très appréciées.

Klaus Seiwert et l'équipe du « Burgkeller » gâteront les papilles grâce à des mets particulièrement choisis. Le prix pour la dégustation est de 39 euros.

 A la même page on trouve un compte-rendu de la mise en place du nouveau Conseil Communal des Jeunes

 C'est Sandrine Göller qui succède à Clara Hanke comme présidente.

La création de cette instance remonte à 1998 et est dans l'esprit du règlement des collectivités locales de Hesse qui stipule que enfants et jeunes doivent être associés dans la commune à toutes les affaires les concernant. C'est en mai 1999 qu'a été installé à Lorch le premier Conseil et la commune faisait alors figure de précurseur en la matière.

Ce Conseil n'est pas élu mais ses membres sont désignés par les associations et les institutions locales, ils sont ensuite convoqués par le Président du conseil municipal. Ils sont au minimum 7, au maximum 13.

C'est donc le 7ème Conseil qui se met en place pour la période 2015-2018 sous la présidence de M. Eckert.



Lorch et l'accueil des réfugiés

Traduction (Jacques Gouin) d'un article du Rheingau-Echo n° 36 du 3 septembre 2015, p. 13

 Une nouvelle patrie dans le Rheingau – Reportage de Christa Kaddar

 Comment la famille Moradi a échappé à la menace des Talibans / Une mère et son fils à Lorch – séparés du reste de leur famille - espèrent des retrouvailles rapides

 Dans l'hébergement communautaire de Lorch vivent présentement 172 réfugiés. C'est l'espoir en une vie meilleure qui les a fait fuir et emprunter de longs et dangereux chemins. Parmi eux se trouvent des gens éduqués, des ingénieurs, des artisans et une femme médecin qui aspirent à une vie meilleure en Allemagne. De même, beaucoup d'enfants et de jeunes sont dans l'attente d'une formation scolaire et professionnelle. La plupart d'entre eux ont laissé leur famille ou une partie de leur famille derrière eux au pays natal.

Particulièrement tragique est le destin de la famille afghane Moradi. La famille en fuite a été séparée en Turquie, au moment du passage en Grèce. Lorsque Akil, âgé de 16 ans, et sa mère, Hasina, sont venus de Gießen à Lorch il y a deux mois, ils ne savaient pas encore où se trouvaient le père, le frère de 15 ans et un cousin qui était parti en même temps qu'eux. Depuis, le frère a envoyé des nouvelles selon lesquelles tous trois sont sur une petite île grecque. « La mère est traumatisée par la situation politique et religieuse en Afghanistan, par ce qu'elle a vécu au cours de leur fuite et avant tout par la séparation de la famille et l'incertitude », explique Behrouz Asadi, directeur du département « migration et prise en charge psychosociale » des Oeuvres de l'Ordre de Malte à Mayence. Il traduit la conversation de la langue dari qui est avec le pachtou  la langue officielle en Afghanistan. Certes, Akil parle déjà un peu l'allemand et l'anglais, mais cela ne suffit pas pour décrire ses expériences. Il fréquente assidûment les cours d'allemand proposés sur le lieu d'hébergement à Lorch. Il a appris l'anglais pendant son bref séjour à Gießen et pendant la fuite en Turquie il a appris à bien se débrouiller en turc.

« En Afghanistan nous étions dans une situation critique – nous avons vécu dans une insécurité permanente », dit Akil Moradi. Asadi traduit et explique : « La famille a fui l'Afghanistan il y a un an à cause de l'oppression des Talibans. Le père est policier de profession et les Talibans ont fait pression sur lui et l'ont menacé. Celui qui ne coopère pas risque sa vie et celle de sa famille. » « Ce que j'ai vécu au nom de la religion me fait prendre mes distances vis-à-vis de celle-ci », avoue Akil. Pour échapper à cette vie de peur permanente, sa famille a pris le risque de la fuite en Iran où elle serait volontiers restée si elle y avait trouvé un séjour sûr. Mais les deux à trois millions d'Afghans qui sont actuellement en Iran bénéficient rarement de la solidarité. Les réfugiés ne reçoivent aucun permis officiel de séjour, ne peuvent donc pas travailler légalement après un assez long séjour ou fréquenter une école ; il arrive aussi que des Afghans sont refoulés dans leur pays. Des médias rapportent que de jeunes Afghans sont recrutés pour l'armée syrienne.

 Akil veut devenir médecin 

La famille a continué sa route vers la Turquie où elle est restée 3 mois, et de là a voulu continuer vers l'Allemagne. Mais avant de passer en Grèce en bateau ils ont été séparés et se sont perdus de vue. « Nous prions tous les jours pour que nous soyons réunis », dit Hasina Moradi à voix basse. « Nous aimerions vivre ici en famille et en sécurité, et j'aimerais terminer mon cursus scolaire ici », ajoute Akil, dont le rêve est de devenir médecin. Il est très mûr et sérieux pour son âge. A Lorch il se sent bien pris en charge, mais il aurait préféré aller à Darmstadt avec sa mère, vu que des parents y vivent déjà ; mais cela n'a pas été permis depuis Gießen. Tous les deux n'ont qu'une attestation tamponnée par le district du Rheingau-Taunus et l'institution de premier accueil de Gießen. La première audition programmée par l'Office fédéral de l'immigration et des réfugiés (BAMF) n'a pas encore eu lieu, les autorités étant débordées par l'afflux des demandeurs d'asile. Akil espère maintenant, en ce début d' année scolaire, poursuivre son cursus en Allemagne. Il est sur la liste d'attente des écoles professionnelles de Geisenheim. « Des jeunes gens tels que Akil sont l'avenir de ce pays », croit pouvoir dire Asadi. Il n'a que 16 ans, s'occupe des affaires de sa famille et il a appris le turc et l'anglais en peu de temps ».

 Une prise en charge multilingue

Grâce à l'organisation mise en place par les Oeuvres de l'Ordre de Malte et grâce au soutien des bénévoles, l'hébergement communautaire dans l'ancien dépôt sanitaire de Lorch offre aux réfugiés de différents pays une cohabitation dans les règles. Dans les anciennes casernes de la Bundeswehr vivent des Syriens, des Iraniens et des Irakiens au côté de gens des Balkans, d'Afghanistan, d'Erythrée, de Somalie et de quelques autres pays. « En tant que membres de l'Ordre de Malte nous cultivons le dialogue inter religieux et inter culturel. Nous ne posons pas de questions sur l'origine et la religion, mais nous demandons ce qu'un être humain qui est ici a comme besoins », explique Behrouz Asadi. Lui-même est Iranien exilé et vit depuis 40 ans en Allemagne. Il parle l'allemand, le farsi (ou persan) (ndt), l'arabe, le kurde, le serbo-croate, l'anglais et des langues apparentées au farsi, comme le dari. Il rentre d'un voyage en Turquie où il a parlé à des gens en fuite qui espèrent poursuivre vers l'Allemagne et d'autres pays européens. « C'est impressionnant de voir comment ils essayent de gagner de l'argent pour la suite du voyage. Ils vendent des mouchoirs en papier dans la rue, ils font de la musique et dansent pour ramasser quelques sous. » En tant que directeur du département migration il a aussi en charge l'hébergement de Lorch pour réfugiés. Ses interlocuteurs sur place sont deux femmes travailleurs sociaux et une coordonnatrice bénévole qui peuvent très bien se faire comprendre d'une grande partie des réfugiés grâce à leur multilinguisme . La travailleuse sociale Sonia Beccouche est née en Allemagne de parents tunisiens et a grandi dans les deux langues, l'allemand et l'arabe. Elle parle en outre couramment l'anglais, le français et quelques dialectes arabes. Sa collègue Gezime Ramadani a des racines albanaises, a également grandi en Allemagne et parle plusieurs langues balkaniques. Prochainement viendra les rejoindre une troisième collègue parlant le russe, l'arménien et l'anglais.

 La Lorchoise Nuran Özdemir coordonne le travail des bénévoles. « Nous avons ici 25 à 30 bénévoles dont 10 pour le seul enseignement de l'allemand. 5 à 6 employés bénévoles pour l'enseignement linguistique viendront bientôt s'ajouter ». Nuran Özdemir a aussi grandi à Lorch comme bilingue allemand-turc et parle de plus « l'anglais scolaire », comme elle le note avec modestie. Elle-même pilote depuis de nombreuses années bénévolement l'intégration à Lorch et l'Ordre de Malte a la chance de l'avoir comme coordonnatrice, dans la mesure où elle connaît au mieux Lorch et la région. Les bénévoles travaillent par exemple aussi dans le domaine de la prise en charge des enfants et de leurs devoirs à la maison. Ils doivent aussi oeuvrer dans la petite bibliothèque bilingue installée pour les enfants et les jeunes. Actuellement ce sont 36 enfants et jeunes qui vivent dans l'hébergement communautaire.

Grâce aux professeurs d'allemand bénévoles les cours d'allemand sont proposés tous les jours, du lundi au vendredi. Nombre d'entre eux profitent de cette offre quotidiennement, d'autres fréquentent les cours certains jours. « Nous allons maintenant proposer un cours d'allemand réservé aux femmes car nombre d'entre elles sont réticentes quand des hommes sont présents » , explique Sonia Baccouche.

« Nous sommes reconnaissants à la population et aux bénévoles du soutien qu'ils apportent à notre travail ici dans la région », souligne Behrouz Asadi.


Réception des maires

Rheingau Echo n° 24 du 11 juin 2015, p. 29

Visite dans les villes partenaires : 35 Lorchois à St Benoit et Ligugé

 Lorch. - C'est devenu une belle tradition : en mai les Lorchois se mettent en route tous les deux ans pour les villes françaises jumelles de St Benoit et Ligugé. Ces rencontres existent de façon continue depuis 1976 et ont donné lieu au fil du temps à des amitiés solides. Conduits par Matthias Zell, président de l'association, accompagnés de Jürgen Helbing, maire, et de Joachim Eckert, premier représentant du conseil municipal, 35 Lorchois ont mis le cap sur l'ouest de la France. Devaient être du voyage, tout naturellement, les époux Schwenzer, piliers du jumelage depuis ses origines.

Au fil de toutes ces années, dans chacune des deux communes, on a planté une vigne dont le produit a pu être qualifié de « potion magique » par Dominique Clément, maire de St Benoit. Joëlle Peltier, nouvelle première édile de Ligugé, s'est montrée elle aussi touchée par la dite potion magique et attend avec impatience la découverte de Lorch et de son Riesling l'an prochain sur les rives du Rhin à l'occasion du 40ème anniversaire du jumelage.

Les Français nous avaient concocté un programme varié : à Melle, une intéressante visite de la mine d'argent médiévale transformée aujourd'hui en musée. Il s 'agit de la plus ancienne mine d'argent d'Europe, où le minerai était extrait pour la frappe des monnaies des rois francs ; de même les pièces de Charlemagne furent fabriquées à partir de ce minerai, certes au prix d'un travail ô combien difficile, fastidieux et peu rentable. En outre, la petite ville de Melle est riche de trois églises romanes, parmi lesquelles l'église Saint-Hilaire est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO .

La soirée du deuxième jour fut festive, faite de substantielles nourritures terrestres, d'agréables musiques traditionnelles et de danses, marquée des retrouvailles avec les anciens amis.

Le lendemain les participants au voyage avaient le choix entre St Emilion et le parc du Futuroscope. L'excursion dans le bordelais a été l'occasion de rendre visite à un vigneron pour profiter d'une dégustation oenologique et partager un pique-nique conséquent. Tout le monde est reparti enthousiaste.

Les  plus jeunes membres du groupe ont quant à eux pleinement apprécié la visite du Parc du Futuroscope tout proche.

 C'est donc après avoir fait le plein de bonnes impressions et moments agréables vécus en commun que tous sont montés dans le bus du retour au pays natal.

Lorch se prépare d'ores et déjà aux festivités du 40ème anniversaire du jumelage qui se dérouleront du 15 au 17 juillet 2016 pendant la Hilchenfest.